12 novembre 2009
Je continue mes calculs à la noix
Parce que quand on ne parle pas
on réfléchit.
Pas à des trucs dingues qui vont changer le monde, malheureusement. On réfléchit à des trucs à la con
du genre :
une heure par jour de parlotte, ça fait, (si on compte qu'on peut potentiellement parler de 8h du mat à 23h) 15 heures par jour.
60/15=4
ça veut dire que j'ai le droit de parler 4mn par heure.
ça c'est de l'info.
Je sors donc mon chrono
et je "pèse" mes mots.
j+17 : la honte de ma vie
Je ne sais pas si j'ai une tête de clochard
mais hier, j'ai voulu aller chez le coiffeur et la dame de l'accueil, une bonne blonde trop maquillée et trop parfumée m'a prise pour une SDF.
J'arrive avec mon petit carnet (tout abîmé, c'est vrai) mais quand même hyper branché (carnet Mark's from Tokyo, tout de même)
"Désolée, blablabla, je ne peux pas parler, blablala"
et elle me dit "Non, non, nous ne sommes pas intéressés. Merci". Et elle me raccompagne à la porte.
J'étais VERTE : elle croyait que je lui demandais du fric ou que je voulais lui vendre un truc.
Alors, tout doucement, je sors mon crayon, j'écris, (et je fais exprès de mettre une heure à écrire avec ma plus belle plume- je la sens bouillir...)
"Non, Madame, je viens juste pour une coupe, auriez-vous l'amabilité de me dire si l'un de vos coiffeurs est disponible maintenant?".
Elle ne savait plus où se mettre.
Je pense à chaque fois aux gens "différents" de la normale qui doivent s'en prendre des comme ça, 10 fois par jour...
Quelle chance que tout cela soit éphémère...(égoïste que je suis)




